" On m'appelle Ernest. Ernest tout court. Je suis né jumeau, enfin, j'ai l'impression d'être né avec quelqu'un, qui m'a abandonné. Et donc je le cherche, je le cherche partout.
Peut-être qu'il est dans les mots, dans les livres, dans les contes.
Peut-être qu'un magicien, ou qu'une sorcière, l'a caché quelque part dans le tronc d'un arbre, …dans une feuille verte…dans une flûte égarée. Je ne sais pas…
Tout ce que je sais, c'est que j'aime les mots, la poésie des mots, les mots qui parlent, ou qui murmurent tout simplement. Tant pis pour ce qui se cache derrière eux.
Je connais le mot "amour", le mot "prière", le mot "femme", le mot "vrai" je veux dire. Mais les mots qu'on oublie, les mots qu'on déforme, les mots galvaudés, je n'en connais pas,
Mon amour des mots quelquefois m'effraie. Un amour que je ne saurait expliquer, ni définir. Les textes, comme je les aime, je ne sais pas en écrire toujours, mais … je sais quand ils sont beaux. Il y des textes que des auteurs ont écrit, je pense à Arthur Schnitzler, Arthur Rimbaud. Edouard Maunick, Vinicius de Moraes, Tchekov, Aragon. Qui encore que j'aime beaucoup… Raymond Devos, Nazim Hikmet. Il y quelqu'un que j'oublie certainement. Christian Bobin . Mais j'ai rien lu… il y en a plein d'autres…
J'avoue qu'il y en a que j'aurais aimé écrire moi même. ILS les ont écrits. Et quand je les lis, quand je les dis, je les vis comme s'ils étaient de moi. Tant qu'il m'est possible de lire, je suis heureux.
Et puis je voudrais faire un clin d'oeil à … à la littérature asiatique, je veux parler des contes surtout. Et citer un proverbe de chez moi, mais je crois un proverbe du monde entier aussi.
" on finit de grandir, mais on ne finit jamais d'apprendre".
En fait, ce que je veux dire c'est que la littérature
asiatique est riche. J'y ai rencontré des choses formidables . j'espère
retrouver un jour mon frère jumeau, qui est un peu chacun de vous
tous. "