La demande céréalière du sous-espace s'élève à 26, 5 millions de tonnes pour une population de 150 millions d'habitants. Près de 60% de cette demande sont satisfaites sous forme d'autoconsommation. Seulement, 40% transitent par les marchés. Pris individuellement certains pays n'arrivent pas à se nourrir convenablement à partir des offres locales. Mais, globalement depuis une dizaine d'années, une partie des déficits est couverte grâce aux excédents du Nigeria, le reste étant assuré par des aides alimentaires et des importations en provenance de l'extérieur de la région.
Ces deux ou trois dernières années les déclarations officielles au Niger font état de plusieurs centaines de milliers de tonnes de déficits céréaliers pour la campagne. Quand bien même il s'agit des déclarations officielles à prendre avec prudence, ce sont là des signes d'une situation alimentaire préoccupante.
Le Nigeria sera-t-il toujours en mesure de satisfaire une partie de ces déficits croissants d'année en année ? Quelles sont les causes des déficits ? Et quel est le rôle des commerçants dans la garantie de la sécurité alimentaire ? Ce sont là quelques questions auxquelles nous tenterons d'apporter des réponses.