Le commerce du bétail dans la sous-région, est important à plusieurs titres. Il relève avant tout d’une longue tradition historique. Avant que les frontières ne soient créées, les éleveurs du nord (les touaregs, les peuls...) vendaient déjà leur bétail aux commerçants organisés en réseau (les haussa, les kanuri...), pour les amener vers les régions côtières.
Par ailleurs, à la différence de nombreux autres produits, les flux de bétail jouent en faveur des pays sahéliens (Tchad et Niger). Ces deux pays tirent en effet une grande partie de leur richesse de l’élevage et de l’exportation du bétail vers le Nigeria.
A l’inverse, le Nigeria, malgré une production interne non négligeable, est importateur net de bétail. Il se trouve donc dans une situation de dépendance relative vis à vis de ces pays. Cela permet de rééquilibrer un peu la balance commerciale de la sous-région en faveur des pays sahéliens.
Ce secteur clé de l’économie de la sous-région a connu de graves difficultés lors des sécheresses des années 1983 et 1984 qui ont entraîné une réduction importante des cheptels, ainsi que la modification de leur structure en faveur des petits ruminants.Au cours des années 1980, les échanges intra-régionaux de bétail ont également été affaiblis par la concurrence exercée par les importations de viandes étrangères (essentiellement européennes). La concurrence de ces viandes relève de la conjonction d’une libéralisation des importations de bétail dans les pays africains et d’une politique de subventions des exportations de produits animaux de basse qualité, menée par l’Union Européenne.
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Poids de l’élevage dans l’économie |
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Nigérienne |
Tchadienne |
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