Ceci a engendré un trafic important des produits pétroliers nigérians dans tous les pays limitrophes et même au delà (Burkina, Mali...). La SONACOP estimait en 1991 que 80% de la consommation béninoise d’hydrocarbures était assurée par le marché parallèle.
Ce phénomène a permis l’arrivée des produits pétroliers dans les villages, et le développement des " transports en commun " dans les villes (par exemple, l’essor des taxis-motos à Cotonou).
Mais les pertes pour les États ont été très importantes. Ainsi le chiffre d’affaire de la SONACOP a été divisé par 3 entre 1985 et 1991. L’État nigérian perdait lui aussi beaucoup dans ce trafic puisqu’il subventionnait les hydrocarbures. C’est pourquoi il a tenté en 1984 de mettre un terme aux exportations frauduleuses d’hydrocarbures en créant une zone franche de 20 km sur tout le pourtour du NIGERIA dans laquelle l’installation des stations services était interdite. Mais cette " border zone " n’est pas parvenue à enrayer le commerce informel des produits pétroliers.