Au plan politique, outre les actions menées par le Nigeria pour dynamiser la CEDEAO,
on retiendra surtout celles qui ont pour cadre de concrétisation la sous région et qui
visent au renforcement de l'intégration et de la coopération internationale. Il s'agit
de la signature à Cotonou le 23 juin du nouvel accord de partenariat ACP-UE.
Au delà des critiques que l'on peut formuler à l'encontre de ce protocole, il constitue une
avancée notable dans la consolidation des relations internationales. Il fait en effet de
l'intégration et de la coopération régionales un des moyens d'insertion des pays en développement
dans l'économie mondiale.
Les opportunités qu'offrent les nouvelles dispositions de ce protocole incitent à un développement,
voire à l'unification du processus d'intégration régionale en Afrique de l'Ouest.
Il est réconfortant de constater que les actions menées par certains Etats du sous-espace
vont dans ce sens. Cependant pour mieux réussir cette préoccupation, les Etats doivent s'atteler
à approfondir les réformes économiques.
En effet, les performances économiques de la sous région ne sont pas reluisantes. Seul le Bénin
peut se targuer d'avoir enregistré un taux de croissance supérieur à 5%. Le Nigeria, locomotive
de la sous région est encore loin de sortir de ces éternels problèmes dont les conséquences sur
l'économie des autres pays ne sont plus à démontrer : pénurie de carburant, délestage prolongé
du courant, relative perte de compétitivité de certains produits.
Ainsi le Nigeria est en passe de perdre sa fonction de premier garant de la sécurité alimentaire de certains pays. Le Niger par exemple s'approvisionnent de plus en plus en céréales maliennes, ivoiriennes et ghanéennes.
Toutefois les orientations données au budget 2001 de ces différents Etats augurent d'une bonne année notamment la création d'une bourse de valeurs au Cameroun qui pourrait bien dynamiser les activités économiques.