LES IMPACTS
Les résultats de la crise pétrolière…
Au Bénin, la relance du trafic informel d'essence kpayo a contribué à diminuer la tension sociale due à l'augmentation du prix des hydrocarbures. Ceci a permis de maintenir l'ordre social et les consommateurs ont pu continuer à acheter à bas prix. On retrouve la même situation pour le Cameroun et le Sud-Est du Niger. Le pays ayant le plus souffert de ces perturbations a été sans aucun doute le Tchad. Au Nigeria, la crise pétrolière présente un double impact: l'effet négatif est l'augmentation des prix des produits pétroliers qui entraîne une perte de pouvoir d'achat pour les consommateurs mais ce boom a aussi été très positif puisque le prix du pétrole sur le marché international a atteint des sommets (37$ le baril la semaine du 18 septembre) alors que le Nigeria avait tablé son budget sur un cours moyen de 20$ le baril. Avec ses recettes excédentaires, le Nigeria va pouvoir réduire son déficit de 95 milliards de naira. Les bailleurs de fonds souhaitent que le Nigeria en profite pour rembourser 3 milliards de dette extérieure mais celui-ci s'y refuse préférant consacrer ses recettes à la réduction de la pauvreté, à la rénovation des entreprises manufacturières qui ne tournent qu'à 30% de leur capacité, à la réhabilitation des raffineries notamment celles de Kaduna et de Port Harcourt I, à l'amélioration des infrastructures de communication et du système éducatif.
Relance souhaitée de l'économie nigériane.
La libéralisation nigériane devrait relancer l'économie nationale notamment les industries d'emballage de ciment puisque celui-ci sera dorénavant livré en vrac.
La CBN reviendra t'elle sur la suspension des 5 banques? Actuellement, les cinq banques qui subissent l'interdiction de la CBN d'intervenir sur l'IFEM pendant 6 mois suite aux malversations, se fournissent en devises sur le marché parallèle ce qui risque d'entraîner une augmentation du taux de change N/$, voire même se répercuter sur l'inflation, à moins que la CBN ne revienne sur sa décision.