OUTILS DE GESTION URBAINE Accueil - sommaire
Avant 1990, les entités territoriales étaient des structures hybrides procédant d’un amalgame entre décentralisation et déconcentration. Suite à la Conférence Nationale, le Bénin s’est engagé dans une évolution rapide de ses institutions politiques et avec la constitution du 11 décembre 1990, sur la voie de la décentralisation qui confère aux collectivités locales le rôle d'animateur principal du développement local.
Mais il se dégage que le succès du processus de décentralisation dans un contexte de faiblesse de la capacité technique, institutionnelle et des ressources financières dépend donc pour l’essentiel de l’amélioration de cette capacité pour assumer les responsabilités de plus en plus importantes que l’État central va leur transférer.
C’est dans ce contexte et
en réponse à la faible capacité de gestion des villes, que les partenaires au
développement et les agences ont identifié, initié et développé des outils de
gestion urbaine.
Compétences des Communes
Suivant les dispositions de la Loi n°
97-029 du 15 Janvier 1999, les communes sont compétentes directement pour :
1. dans le domaine du
développement local, de l’aménagement de l’habitat et l’urbanisme
(i) élaborer et
d’adopter un plan de développement local, (ii) créer les conditions pour la
promotion immobilière publique et privée, (iii) donner leur avis sur la tranche
communale des différents programmes nationaux de développement et
d’investissement
2. dans le domaine des
infrastructures et de l’équipement
(i) initier les
opérations d’aménagement d’infrastructures et d’équipements qui relèvent de
leur patrimoine, (ii) réaliser et d’entretenir des infrastructures et
équipements (voirie urbaine et leurs réseaux d’assainissement, gares routières,
réseaux d’éclairage, parkings etc..)
3. dans le domaine de
l’environnement, de l’hygiène et de la salubrité :
(i) assurer la
fourniture et la distribution d’eau potable, (ii) assurer la collecte et le
traitement des ordures ménagères, (iii) assurer la réalisation des ouvrages
d’évacuation des eaux pluviales et l’aménagement des bas-fonds, (iv) créer,
entretenir et la gérer des cimetières et des services funéraires, (v) créer,
entretenir des espaces verts, (vi) la préservation des conditions d’hygiène et
de salubrité publiques
4. dans le domaine des
services marchands et de l’économie locale,
(i) réaliser,
entretenir et gérer des marchés, abattoirs etc..
Mais c’est dans un contexte de faiblesse
des capacités techniques et financières que le processus de décentralisation a
démarré en 1990.
Il s’agit donc pour que les communes
assument ces compétences qu’elle améliorent les capacités suivantes :
1. Capacités
techniques : (i) des services techniques bien outillés, (ii) des programmes
d’intervention couvrant tout le territoire (éviter de marginaliser certains
quartiers) (iii) des programmes opérationnels et rationnels ;
2. Capacités
institutionnelles : (i) moyens humains en quantité et en qualité (ii) cadre
institutionnel et d’intervention adéquat pour assurer le suivi et le contrôle
des opérations ;
3. Capacités
financières : (i) la mobilisation, l’accroissement et la consolidation des
ressources financières locales, (ii) une meilleure programmation de l’utilisation
des ressources financières ainsi mobilisées.
Ce sont là quelques grandes lignes de la problématique de la « Gestion Urbaine » au Bénin que nous essayerons d’aborder dans notre intervention.
Pour gérer, il faut avoir une bonne
connaissance : (i) du contenu de la mission dans le cas présente « la
gestion des fonctions urbaines », (ii) des objectifs et du champs de ce
qui est à gérer, et (iii) disposer de procédures rationnelles.
Il s’agit pour le conseil communal de
1. (i) la gestion
technique du milieu urbain (construction et entretien de la voirie urbaine, des
ouvrages d’assainissement, des équipements urbains etc..), (ii) la gestion des
services urbains aux populations (entretien de la voirie urbaine, enlèvement
des ordures, réalisation et entretien des équipements marchands, éclairage
public, etc..) ;
2. (i) moyens
matériels et humains, (ii) méthodes d’intervention adéquats avec un mode
d’exécution des opérations permettant le suivi et le contrôle, (iii) outils de
planification, de programmation, de suivi et de contrôle des opérations.
Le conseil communal doit disposer d’informations
fiables et actuelles ;
1. du niveau
d’équipement de la ville : (i) les infrastructures (voirie urbaine, les ouvrages d’art), (ii)
les équipements (éducation, santé, culturel, cultuel, loisir, économique
etc..), (iii) les réseaux (assainissement, électricité, eau etc..) ;
2. sur la population : (i) données
démographiques (population totale, densité par zone, composition de la
population, activités menées), (ii) l’habitat et le taux d’accès aux services
urbains de la population (accès à l’eau potable, à l’électricité, au téléphone,
abonnés ramassage des ordures ménagères etc..) ;
3. sur l’économie
locale : (i) les données du secteur formel (importance par secteur,
potentialité et contribution etc..), (ii) les données sur le secteur dit
informel (importance dans l’économie locale, importance par secteur, les
conditions d’exercice, les potentialités etc..) ;
4. sur les ressources
financières : (i) les ressources fiscales (types d’impôts, leurs
potentialités, les ressources disponibles/années, pression fiscale, la
politique fiscale etc..), (ii) les ressources non fiscales (types de taxe, la
politique tarifaire, les potentialités, l’évolution des ressources disponibles,
etc..) ;
5. sur les moyens
humains, techniques et institutionnels disponibles pour assurer la gestion de
la ville.
Pour gérer la ville, il faut disposer d’informations et avoir
une connaissance de leur répartition spatiale, leur localisation dans la
commune. La commune doit disposer également de la représentation graphique sur
une carte (cartographie) des données.
La commune doit être dotée de documents cartographiques
essentiels tels que : (i) la carte de base donnant les limites de la
commune, (ii) la carte démographique indiquant la répartition de la population
(population totale, densité, ethnie etc..), (iii) la carte urbaine de
répartition spatiale des agglomérations, (iv) la carte économique (zones
d’activités, zones agricoles, zone minière etc..).
Ce sont toutes ces données mises en cohérence
qui constituent la base des actions / opérations pour la « gestion
urbaine ». La commue ou ville doit être considérée comme une
« entreprise » dont l’autorité qui a la charge de l’administrer doit
anticiper et non se laisser entraîner. Ainsi, il faut de :
1. mettre en place une
planification et une programmation des opérations dans l’objectif d’anticiper
sur (i) l’évolution spatiale, des infrastructures et des équipements, (ii) les
moyens et procédures pour leur fonctionnement et leur entretien etc. ;
2. assurer le maintien
ou l’amélioration de la capacité technique et financière locale pour un
meilleur suivi et contrôle des opérations ;
3. disposer
d’instruments pour l’accès rapide aux informations en vue d’une prise de
décisions adéquate dans l’objectif d’une meilleure exécution des opérations de
gestion de la ville.
Pour assurer une gestion urbaine
efficiente, ce sont là quelques grandes lignes de la mission du futur Conseil
Communal.
La capacité des communes pour assurer la
planification, la programmation et la mise en œuvre des opérations de gestion
des communes est donc fonction des instruments ou outils dont elles disposent.
Les outils de gestion urbaine sont alors constituer d’instruments pour
(i) une planification de la croissance de la ville, (ii) une programmation des
opérations d’équipement, (iii) asseoir la gestion technique du milieu urbain,
(iv) une amélioration de la capacité technique et financière de locale.
Les objectifs généraux de la mission de la
commune se résument essentiellement à :
1. la planification et
de la programmation de la croissance spatiale, de la réalisation et de
l’entretien des infrastructures et équipements urbains ;
2. la gestion du
patrimoine ainsi constitué, du suivi et du contrôle du fonctionnement des
services urbains ;
3. l’amélioration de
la capacité technique (services techniques, moyens matériels et humains) et
financière (mobilisation, accroissement et consolidation des ressources
financières) de la commune.
Quelques outils de planification, de
programmation et d’aide à la décision ont été développés ces dernières années
au Bénin par divers organismes/structures pour apporter un appui dans le
domaine de la gestion des circonscription administratives.
Depuis les années 80, le Bénin a connu une
grande mutation dans la gestion des villes avec la mise en œuvre de 1985 à 1987
des Plans Directeurs d’Urbanisme dans huit grandes villes. Dans les années 90,
avec l’aide internationale, des programmes de réhabilitation d’infrastructures,
d’équipement et d’investissements importants ont été réalisés. Il ne fait pas
de doute qu’assurer (i) la durée de vie de ces infrastructures et équipements,
(ii) le bon fonctionnement des services rendu à la population constituent la
mission fondamentale des Circonscriptions administratives d’aujourd’hui et
futures communes à la décentralisation.
Dans ce cadre, en attendant l’aboutissement
du processus de décentralisation et la mise en place des futures communes,
beaucoup d’actions et programmes ont été développés.
|
Outils de gestion urbaine |
Type d’outils |
Objectifs / contenu |
Processus d’élaboration |
Horizon : Terme |
Initiation / Force juridique |
|
Plan Directeur d’Urbanisme (PDU) Plan d’Aménagement |
Outil
d’organisation et de planification spatiale |
1. Renforcement
des fonctions urbaines 2. Planification/programmation
de la croissance spatiale ; 3. Planification/programmation
des infrastructures et équipements |
1. Elaboration
de l’analyse urbaine 2. Projection
des infrastructures et équipements de structuration 3. Projection
spatiale (zonage) 4. Adoptions
locale, Départementale, Nationale |
10 ans |
Décision du Conseil Communal Décret d’application ; s’oppose aux 1/3 Document de référence |
|
Projet de Territoire |
Outil
de planification, de programmation et d’aide à la décision |
1. Inventaire
des potentialités et des contraintes d’une commune 2. Projection
du développement spatial, social et économique 3. Sensibilisation
et mobilisation des acteurs locaux |
1. Identité
du Territoire : diagnostic participatif 2. Positionnement
du Territoire : Analyses concertées et définition de la fonction 3. Organisation
du Territoire : Elaboration d’une stratégie de développement en rapport avec la fonction |
10 ans |
Décision du Conseil Communal Stratégie de développement communal |
|
Programme de développement Communal (PDC) |
Outil
de planification et de programmation |
1. Planification
et programmation concertées des actions de développement ; 2. Elaboration
d’une stratégie d’intervention municipale à moyen/court terme |
1. Initiation
/ Préparation 2. Diagnostic
participatif 3. Orientation,
objectifs, stratégie 4. Programmation
d’ensemble et des actions prioritaire 5. Adoption,
vulgarisation 6. Mise
en œuvre , formulation des projets 7. Dispositifs
de suivi et évaluation |
5 / 3 ans |
Décision du Conseil Communal Politique de programmation des actions de développement du
Conseil Municipal |
|
Programme Pluriannuel de Développement et d’Investissement
(PPDI) |
Outil
de planification, de programmation et d’aide à la décision municipale |
1. Planification
et programmation des actions de développement 2. Elaboration
d’une stratégie d’intervention communale à moyen terme |
1. Enquêtes
diagnostic 2. Restitution
publique des enquêtes 3. Elaboration
Politique et programme sectoriel de développement ; 4. Diagnostic
à la base/JPC 5. Finalisation
du PPDI 6. Validation
du PPDI |
5 / 3 ans |
Décision du Conseil Communal Stratégie de Programmation des actions de développement local |
|
Plan Municipal d’Action Environnemental (PMAE) |
Outil
de stratégie de planification et de programmation |
1. stratégie
de planification en matière de gestion de l’environnement 2. Document
de référence 3. Répertoire
de projets et d’actions consensuels, pour prévenir les problèmes
d’environnement |
1. Profil
environnemental 2. Journée
de Dialogue Public 3. Atelier
Municipal de Planification 4. Elaboration
des fiches de micros-projets |
Long terme (10/20 ans) |
Décision du Conseil Communal Document de référence, un outil de gestion prospective |
|
Registre Foncier Urbain (RFU) |
Outil
de gestion urbaine à buts multiples |
1. Maîtriser,
accroître et consolider les ressources financières 2. Améliorer
la gestion du patrimoine foncier 3. Collecter
les données urbaines nécessaires à la programmation des actions de
développement |
1.
Elaboration des documents cartographiques
parcellaires de base ; 2.
Mettre en place un système
d’adressage ; 3.
Réalisation des enquêtes foncières pour la
création de la base de données urbaines ; 4.
Elaboration de logiciels de gestion des
données urbaines, 5.
Elaboration de logiciels spécifiques
d’exploitation et de développement des volets |
Mise en place dure 3 ans |
Décision du Conseil Communal Outil/Procédures de gestion |
|
Système d’Informations Géographiques |
Outil
d’aide à la décision |
1. Agréger
et représenter sur support cartographique des données 2. Réalisation
de cartes de bases et thématiques avec les données résultant de l’analyse |
1. Mise
en place d’une base de données urbaines 2. Cartographie
numérique adressée / géo-référencée 3. Logiciel
SIG |
- |
Décision du Conseil Outil d’aide à la
décision |
Des outils de planification et de
programmation (PPDI, PDC) des programmes de gestion urbaine et développement
local (PRGU, PGUD, PADEL etc…) ont été initiés et mis en œuvre dans plusieurs
futures communes.
Le SNV, l’ABE le CIDR et autres organismes ont apporté leurs concours
pour l’élaboration des Plans de Développement Communaux, des Plans Municipaux
d’Actions Environnementales, des Projets de Territoire, d’outils d’aide à la
décision et d’appui au développement local dans plusieurs localités.
On peut noter que les outils de gestion urbaine peuvent être classés en
deux grandes catégories en fonction des objectifs et contenus :
a. Outils de
planification et programmation pour (i) la planification de la croissance
spatiale, (ii) la programmation des infrastructures et équipements, (iii) la
planification du développement socio-économique ;
b. Outils d’aide à la décision
municipale pour (i) l’amélioration des capacités techniques et financières, (ii)
l’amélioration de la programmation des actions de développement, (iii) l’aide à
la prise de décision pour le développement harmonieux.
Chaque outil a son secteur d’intervention, son horizon, sa zone de
couverture. La future commune doit, au moment de l’initiation (i) définir avec
précision ses objectifs, (ii) faire une projection des résultats attendus et
(iii) définir les priorités et les termes (horizons). Quelques exemples
d’actions :
a.
Le PMAE s’occupe des problèmes d’environnement, permet d’élaborer des
projets de gestion des actions qui visent à trouver des solutions durables aux
problèmes environnementaux ;
b.
Le PDU planifie la croissance spatiale de la ville, renforce sa
fonction et projette les infrastructures primaires et les équipements ;
c.
Le PDC met en place une stratégie consensuelle de programmation des
actions et opérations de développement.
Le schéma général d’élaboration des Plans ou Programmes de
planification et de programmation du développement urbain ou local peuvent se
résumer en ces 3 étapes fondamentales suivantes :
|
Etapes |
Phase/Opérations |
Acteurs |
|
ETAPE 1 : INITIATION ET
PREPARATION |
F Définition des
objectifs |
Conseil Communal, Partenaires, ONG, GEI, BET Population |
|
F Analyse
diagnostic participatif |
Consultants ou Bureaux d’Etudes, Partenaires, ONG GIE, Population et Associations |
|
ETAPE 2 : ELABORATION DE
PROGRAMMES |
F Projection des
grandes lignes F Identification du
programme prioritaire |
Conseil Communal,
Population Consultants,
Bureaux d’Etudes Partenaires, ONG,
GIE |
|
F Concertation
locale |
Conseil Communal,
Population Conseil
départemental de Dévelop Consultants,
Bureaux d’Etudes Partenaires, ONG,
GIE |
|
|
F Adoption/vulgarisation |
Conseil Communal,
Population Consultants,
Bureaux d’Etudes Partenaires, ONG,
GIE |
|
ETAPE 3 : MISE EN ŒUVRE DES
PROGRAMMES |
F Dispositions
institutionnelles F Mode de mise en
œuvre (MOD, AMO, etc) |
Conseil Communal, Conseil Communal de
Développement Consultants,
Bureaux d’Etudes Partenaires, ONG,
GIE |
|
F Formulation des
projets et évaluation financière |
Conseil Communal, Conseil Communal de
Développement Consultants,
Bureaux d’Etudes Partenaires, ONG,
GIE |
|
|
F Mobilisation des
ressources financières F Mise en œuvre |
Conseil Communal, Conseil Communal de
Développement Consultants,
Bureaux d’Etudes Partenaires, ONG,
GIE |
|
|
F Mise en place des
dispositifs de suivi évaluation |
Conseil Communal, Conseil Communal de
Développement Consultants,
Bureaux d’Etudes Partenaires, ONG,
GIE |
Les données constituent les éléments de
base des outils de planification, de programmation et de gestion. Pour élaborer
un outil de gestion urbaine, il est établi un diagnostic, à savoir l’état des
lieux des données urbaines et leurs projections au vu des objectifs et des
fonctions urbaines présentes et futures.
La fiabilité des données à traiter est
fondamentalement liée à la régularité de leur mise à jour. Les principes
fondamentaux et essentiels pour disposer d’informations de qualité pour la
gestion des outils/plans/programmes se résument donc en ces points :
1. la mise à jour
régulière des données de base (données sur les fonctions urbaines, base de
données urbaines constituées sur les infrastructures, les équipements,
etc..) ;
2. la mise à jour des
normes nationales et la mise en cohérence des plans ou programmes municipaux
avec la politique de développement départementale et nationale ;
3. la mise en place
d’une structure de pérennisation dont la mission sera l’animation des
différents acteurs chargés de la mise en œuvre des opérations, du suivi et du
contrôle de l’évolution du programme.
Quelques exemples d’outils mis en place
dans les Circonscriptions administratives :
|
Future Commune |
Type d’Outil |
Objectifs |
Année de mise en
place |
|
Circonscription Urbaine de Cotonou |
Registre Foncier
Urbain (RFU) |
1. Mobilisation des
ressources fiscales locales 2. Inventaire du
patrimoine foncier et améliorer les procédures de gestion 3. Disposer de
données urbaines en vue meilleure programmation du développement local |
en 1991-94 |
|
Programme
Pluriannuel de Développement et d’Investissement (PPDI) |
1. Planification
et programmation des actions de développement 2. Elaboration
d’une stratégie d’intervention municipale à moyen terme |
1995 |
|
Future Commune |
Type d’Outil |
Objectifs |
Année de mise en
place |
|
Circonscription Urbaine de Porto-Novo |
Plan Directeur
d’Urbanisme |
1. Renforcement
des fonctions urbaines (capital administrative du Bénin) 2. Planification/programmation
de la croissance spatiale ; 3. Planification/programmation
des infrastructures et équipements |
- Adopté en
1985 ; - Révision en
2001 |
|
Registre Foncier
Urbain |
1. Mobilisation des
ressources fiscales locales 2. Inventaire du
patrimoine foncier et améliorer les procédures de gestion 3. Disposer
de données urbaines en vue meilleure programmation du développement local |
-de 1993-1995 |
|
|
PPDI |
1. Planification
et programmation des actions de développement 2. Elaboration
d’une stratégie d’intervention municipale à moyen terme |
- Mise en
place 1995-1996 |
|
|
PMAE |
1. stratégie
de planification en matière de gestion de l’environnement 2. Répertoire
de projets et d’actions consensuels, pour prévenir les problèmes
d’environnement |
Mise
en place 2001 Programme de 96 actions prior.
Identifiées |
|
Futures Communes |
Type d’Outil |
Objectifs |
Année de mise en
place |
|
Sous-Préfectures de Dassa, Savalou et Savè |
Projet de
Territoire |
1. Développement
local global (multi-sectoriel) 2. Stratégie de
développement du Territoire 3. Mobilisation des
acteurs locaux |
Depuis 1996 |
|
Registre Foncier
Urbain Simplifié |
4. Mobilisation des
ressources fiscales locales 5. Inventaire du
patrimoine foncier et améliorer les procédures de gestion 6. Disposer
de données urbaines en vue meilleure programmation du développement local |
De 1996 – 1999 |
|
|
Sous-Préfectures
de Savalou et Savè |
PMAE |
1. stratégie
de planification en matière de gestion de l’environnement 2. Répertoire
de projets et d’actions consensuels, pour prévenir les problèmes
d’environnement |
Savalou : 1997 Savè : 2001 |
Les futures communes doivent choisir l’outil adéquat pour les objectifs
fixés. Certains outils sont complémentaires, Les communes doivent tenir compte
au moment de l’initiation :
1. des
objectifs généraux fixés à l’outil pour déterminer le type d’outil, (i) un
objectif de planification, (ii) un outil de programmation des actions ou (iii)
un instrument de gestion ;
2. du secteur
concerné, (i) gestion des problèmes environnementaux, (ii) gestion de la
croissance spatiale, (iii) programmation des investissements publics
etc.. ;
3. des
termes/horizons, un programme à court, à moyen ou à long terme.
Aujourd’hui,
on peut constater une cohabitation des actions mises en œuvre localement par
les circonscriptions administratives, le ONGs, les GIE, les Associations de
Développement, les Comités de Développement, avec celles du Gouvernement et des
bailleurs de fonds. Dans cette cohabitation, on observe parfois des situations
où des investissements sont réalisés sans tenir compte d’une
programmation :
On constate
parfois aujourd’hui que des programmes de réalisation d’équipements sont mis en
œuvre dans des communes par :
a.
l’Etat sur
financement du budget national (PIP) ,
b.
les
partenaires au développement (Programmes de développement local) ;
c.
ONGs ou
Associations (initiative locale) soutenues par des bailleurs de fonds.
Sans une concertation préalable avec la
commune.
Il se dégage des situations
suivantes :
a.
la commune bénéficie d’un équipement ou d’une infrastructure non
prioritaire et dont les frais récurrents (fonctionnement et entretien) ne sont
pas budgétisés ou sont plus importants que les moyens mobilisables ;
b.
le double emploi et un déséquilibre dans la répartition des équipements
(centre de santé, écoles), ce qui peut entraîner un faible taux de
fréquentation, un coût élevé de fonctionnement ;
c.
inadéquation entre les besoins, les priorités ou la capacité d’accueil
de la population avec le programme mis en œuvre.
Toutes les actions/opérations à mettre en
œuvre dans la Commune devraient être tirées du programme prioritaire arrêté par
la Commune de commun accord avec la population bénéficiaire. La planification
locale doit être mise en cohérence avec la politique départementale et
nationale au moment de l’élaboration de la programmation.
Il se dégage que plusieurs outils de
gestion urbaine : Plan Directeur d’Urbanisme dans les grandes villes et
des plans d’aménagement dans les villes secondaires, des Plans Municipaux
d’Actions Environnementales dans environ 24 Circonscriptions administratives,
des Projets de Territoires dans le Département des Collines, des Registres Fonciers
Urbains dans quatre Circonscriptions Urbaines et cinq villes secondaires, le
PPDI dans trois grandes villes et deux villes secondaires ont été mis en place.
Quel est l’impact aujourd’hui de ces outils sur la gestion de nos
villes ?.
Le bilan de l’exécution du Plan Directeur
de Parakou et de Porto-Novo fait ressortir les éléments d’appréciation
ci-dessous :
1. Parakou
Le PDU a été partiellement appliqué,
notamment en ce qui concerne (i) la voirie avec l’ouverture et l’aménagement
partiel des rocades, (ii) le réseau structurant a été mis en place et sert de
cadre aux programmes de lotissement.
Globalement, le niveau d’application est
très faible en ce qui concerne la mise en valeur des grandes réserves.
2. Porto-Novo
La trame urbaine du PDU de 1987 a été
exécutée en grande partie. Par contre les projections démographiques et les
options de développement économique (commerce et tourisme) ne sont pas
atteintes. L’extension spatiale a été globalement suivie et le périmètre actuel
est conforme aux projections et se structure progressivement grâce aux
opérations de lotissement.
Depuis 1997, 24 circonscriptions
administratives ou futures communes ont bénéficié d’un PMAE. Il a été financé
par le PCE et l’ABE environ 300 micros projets. En moyenne 40 à 50 Millions de
F. CFA ont été investis par ville bénéficiaire d’un PMAE qui est devenu un
outil de planification locale et de préparation à la décentralisation des communes.
Il se dégage une prise en compte de l’environnement dans tous les projets de développement dans les communes. Tout projet d’investissement est soumis à une étude d’impact environnemental.
Les Projets de Territoire ont été mis en
place dans les 6 sous-préfectures des Collines. Les projets de territoire
élaborés sont des cadres de référence et de contractualisation qui définissent
(i) des objectifs à atteindre, (ii) des stratégies à réaliser pour développer
le territoire et en faire un bassin de vie.
L’impact est surtout dans la cohérence qui
est recherchée entre les villages d’un même territoire, entre les communes de
la région des Collines. La mise en œuvre des Projets de Territoire est soutenue
par un Fonds de Développement Local (FDL) . L’accès des communes au FDL est
fonction des capacités financières de la commune. Le Projet de Territoire est
un instrument de planification concerté et raisonné du développement local.
Le RFU a amélioré et consolidé les
ressources fiscales locales des futures communes bénéficiaires. Les ressources
financières ont été en moyenne multipliées par 2 à 3 dans les grandes villes.
Après l’amélioration des ressources, il fallait mettre en place un
outil d’aide à la décision qui permet d’établir une stratégie d’intervention
municipale à moyen terme (PPDI).
Cette amélioration de la capacité
financière des villes de Cotonou, de Porto-Novo et de Parakou a conduit à la
mise en place de projets d’investissement sur financement de la Banque Mondiale,
le PRGU et le PGUD. L’objectif est l’appui à l’amélioration de la capacité
technique et financière des trois villes.
L’impact de ces deux outils avec l’appui
des deux projets sur la gestion urbaine se résument en ces points :
1. amélioration du
niveau d’équipement (voirie urbaine assainie, équipements socio-communautaires,
etc..) ;
2. amélioration de la
capacité technique des villes (mise en
place des DST, d’indicateurs de performance des services urbains
etc..) ;
3. amélioration de la
capacité des gestion financière (indicateurs de performance pour les DDI et
études sur la réforme fiscale, cadrage du budget etc..).
En conclusion, les outils de gestion municipale mis en place à Cotonou,
Porto-Novo et Parakou ont amélioré la capacité financière et ont permis la mise
en place d’une stratégie de programmation des investissements. La mise en œuvre
des projets urbains sur financement de la Banque Mondiale ont apporté un appui
pour améliorer et dynamiser la prise en charge des fonctions urbaines par les
villes.
Suivant les dispositions, à la
décentralisation :
1. le Gouvernement
élaborera des schémas nationaux d’implantation et de développement des
infrastructures et des équipements de niveau national dont l’Etat conservera la
responsabilité et la charge (réseau routier, infrastructures aéroportuaires et
ferroviaire, réseau de transport d’énergie, carte hospitalière et
d’enseignement secondaire et supérieur, justice…)
2. les Communes ont la
mission d’élaborer leur schémas directeurs d’aménagement qui portent à la fois
sur le milieu urbain et sur le milieu rural de la Commune.
Il se posera donc à ce niveau deux séries
de problèmes :
1. la cohésion des
outils de planification et de programmation communaux avec la politique de
développement du Gouvernement (schémas d’aménagement) ;
2. pour certaines
communes, quels outils de planification/programmation communaux mettre en place
pour le développement harmonieux du milieu urbain et du milieu rural.
Les
compétences des communes s’exerceront sous la tutelle de l’Etat, dans le même
temps, le conseil communal doit manager la participation de la société civile
et des acteurs locaux (Offices, Sociétés, ONG, GEI, Associations etc..) à la
gestion urbaine.
A l’élaboration des outils, le conseil communal aura à
concilier les intérêts de ces différents intervenants dans la gestion
municipale.
1. Quelle force auront
les outils mis en place par différents acteurs sur financement local et
extérieur à la mise en place des conseils communaux élus sur la base d’un
programme ?
2. Quel avenir pour
les structures de mise en œuvre, de suivi, de gestion mises en place pour
assurer la pérennisation des actions entreprises (CDQ, des CCD, des COGEC
Comités de territoire, les AMAE etc) ?..
Le Registre Foncier Urbain
est un outil de gestion municipale basé sur :
1.
une cartographie parcellaire numérisée ;
2.
un système de localisation et de repérage des
parcelles, des activités, des personnes et des objets urbains appelé
« Adressage » ;
3.
une base de données urbaines informatisée
constituée à partir d’une enquête foncière exhaustive sur l’ensemble des
parcelles, des bâtiments, des logements et des activités.
Le RFU permet :
1
de maîtriser, d’accroître et de consolider les ressources fiscales locales ;
2.
d’améliorer la connaissance du patrimoine foncier
et de réunir les moyens d’une meilleure organisation de la gestion du patrimoine
foncier ;
3.
de disposer de données
urbaines nécessaires à la programmation des actions de développement.
F
créer
un cadre de partenariat
entre l’administration municipale et les services des impôts à travers les
protocoles d’accord .
F ouvrir un espace de
concertation fiscale entre les services des impôts, l’administration
municipale et les acteurs locaux (opérateurs économiques) et des populations.
Résultats des opérations de mise en place
Etapes de la planification communale
On peut
distinguer :
F la Commune (le Maire, le
Conseil communal, les services communaux, le comité de pilotage du plan
etc…) ;
F la Population (hommes,
femmes, jeunes, vieux, GIE, USPP, opérateurs économique, Groupements
socio-professionnels, associations, confessions religieuses, chefs
traditionnels etc..) ;
F les partenaires (projet,
ONG, bureaux d’études, bailleurs, etc..) ;
F le département (conseil
départemental de coordination et de concertation, services déconcentrés,
etc…) ;
F la nation (Ministères,
Mission de Décentralisation, Maison des Collectivités Locales, etc..)
Dans la vie courante 60 à 70% des informations sont en rapport avec un point géographique. Malgré ce lien avec l’espace, la plupart des informations sont manipulées par de longs textes qui constituent les vrais catalogues des lieux (Bible). Aujourd’hui, face à un public bousculé de plus en plus pressé, et rebuté par la longueurs des textes, l’information géographiquement représentée (carte) à une place de choix par son caractère captivant et rapidement compréhensible. Dans son adaptation à différentes évolutions technologiques, la cartographie s’est affirmée dans toutes les applications pratiques pour devenir à l’heure de l’informatique un outil original pour tout le monde.
La
carte est une
représentation graphique plane de tout ou partie de la surface terrestre dans
un rapport constant appelé échelle. La carte est un support indispensable à la
réalisation d’un bon système d’informations foncières et géographiques. Du fait
du caractère important de la cartographie dans la maîtrise de l’information
urbaine, Il est indispensable qu’elle soit disponible (en format numérique
surtout), de bonne qualité et qu’elle soit mise à jour régulièrement et en
temps opportun. Ceci nous interpelle sur la nécessité de financement pour la
réalisation et la mise à jour périodique des cartes de bases des différentes
localités par les structures compétentes.
Une carte de bonne qualité peut servir à de
nombreux usages :
o représentation géométrique exacte et détaillée des
formes de terrain (parcelle, voirie) et des objets qui se trouvent à sa surface
(bâtiments, autres infrastructures) ;
o repérage des équipements importants ;
o
bonne connaissance des réseaux urbains (voie de
communication, réseau électrique, réseau téléphonique,
o
mise en place de bases de données urbaines
localisées (RFU, PPDI)
o
mise en place d’un système de repérage (adressage)
Par Système d’Information Géographique (SIG, GIS) il faut entendre tout à la fois :
o
une base de données “urbaines” localisées
dans laquelle les éléments sont dotés d’identifiant ("numéro d’îlot, de
parcelle, ..." ) et pouvant être rattachés à un espace ou à une entité
géographique (surface, ligne, point).
o une base de données géographiques dont les objets sont constituées de données cartographiques numérisées. Chaque objet de la base (Quartier, ’îlot, parcelle, voiries,...) possède un identifiant (code ou numéro) et peut être représenté sous forme de polygone, de polyligne, de point, de symbole, etc. ;
o
Un logiciel disposant entre autre, des fonctions
spécifiques de gestion des de données « urbaines » à travers la base
de données cartographiques.
Un SIG est un outil informatique qui permet de gérer,
de représenter, de traiter et de synthétiser automatiquement des informations
conformément à leurs spécificités géographiques.
Les Systèmes d’information géographique permettent d’agréger et de représenter sur support cartographique des quantités importantes d’informations contenues dans les bases de données. L’information graphique permet de mettre en évidence des phénomènes complexes difficiles à déceler et à comprendre par simple lecture des lignes de tableaux ou par des commentaires souvent trop longs et ennuyeux pour les décideurs. C’est donc un véritable outil d’aide à la décision.
Les SIG permettent de réaliser des cartes de bases (limites de communes, de quartiers, d’îlots, de parcelles, localisation d’équipements,...) et surtout des cartes thématiques.
A la différence des
CAO/DAO[1]
qui ne permette de faire que des cartes numériques bruts, les SIG se
caractérisent par leur capacité à réaliser des cartes thématiques avec des
données résultant de l’analyse synthétique automatique d’informations contenues
dans des bases de données géo-référencées.
Ainsi en fonctions des
données disponibles dans la base de données, un nombre important de cartes
thématiques peuvent être réalisées par simple représentation ou par croisement
dynamique de deux ou plusieurs champs.
On peut par exemple, réaliser avec les bases de données RFU, des cartes de densité de population, des cartes d’analyse thématique des zones inondées, des cartes de synthèse de la base fiscale et de suivi des recouvrements des recettes fiscales, etc..
Plusieurs autres cartes sont possibles et dépendent de l’information disponible. Par exemple la recherche de la localisation du site d’un équipement selon le revenu par habitant, le regroupement optimal des quartiers ou des villes en fonction du nombre d’habitants pour la création de circonscriptions électorales ou la définition de limites administratives,...
Pour nous résumer nous dirons que les SIG
permettent:
v de
dessiner à l’aide de l’ordinateur des cartes ou des plans d’occupation des sols
pour l’aménagement, l’urbanisation ou la gestion foncière,
v de
mieux gérer les infrastructures réseau (eau, électricité, téléphone, voirie,
drainage, etc.)
v d’inventorier
et gérer le patrimoine foncier ou immobilier d’une collectivité locale, d’un
département, d’une région, d’un pays …
v de
connaître les flux de véhicules (autobus, taxis, camions …)
v de
faire des opérations marketing (implantation des équipements), de formation ou
de sensibilisation,
v de
planifier des actions de sur le terrain (investissements, entretiens, ventes,…)
v d’analyser
et de visualiser et les périmètres à problèmes, de localiser les zones nécessitant
des interventions spécifiques, de circonscrire les zones d’impact d’une source
de pollution ou les zones d’influence d’une infrastructure importante...
La mise en place d’un SIG se fait par étapes comme
suit :
ü
conception de base de données géoréférencées (RFU)
ü
réalisation de la cartographie numérique adressée,
ü
achat d’un logiciel SIG (MapInfo, Arc view, Arc
Info),
ü
paramétrage ou configuration du système
ü
formation des utilisateurs
Beaucoup de logiciels existent sur le marché, certains sont de véritables SIG, d’autres sont des logiciels de cartographie assistée par ordinateur, d’autres sont des hybrides. Donc il est importe de bien faire le choix du logiciel malgré que leurs fonctionnalités convergent de plus en plus.
A la SERHAU-SA nous avons fait le choix du logiciel SIG MapInfo du fait de son coût relativement accessible et de son utilisation aisée. Il dispose d’outils suffisamment puissants et riches en possibilités pour les besoins actuels.
Ce SIG possède son propre langage de programmation « MapBasic » qui permet de développer des applications personnalisées de toute nature. Il permet de manipuler directement ou après conversion, des données provenant des fichiers de formats divers (Excel, Access, xBase, les fichiers images, etc..)
Les multiples fonctions
de Mapinfo appliquées à la gestion des banques de données urbaines (RFU[2],
PPDI[3])
ont permis à la SERHAU-SA de mettre en place de vastes atlas cartographiques
constitués de thèmes très variés dans les villes dotées de RFU.
1 - Cotonou
- Analyses
thématiques des zones inondées
-
Localisation des Ecoles (PPDI)
2 - Porto-Novo
- Densité nette de Population par hectare
-
Etude des voies et drainages
3 - Parakou
-Découpage par
quartier et par Commune
-
% de bâtiment possédant de l’eau
courante
4 - Djougou
- Adressage
des rue
- Taux de
recouvrement des impôts par quartier
Le système d’information
géographique est un outil performant de synthèse des données et de leurs
représentations sous forme graphique. Il permet aux techniciens de formuler de
manière succincte et captivante des propositions de solution sur la base de
diagnostics fiables et clairs. C’est donc un véritable outil d’aide à la
décision qui peut permettre aux élus locaux de mieux formuler leurs requêtes à
l’endroit des bailleurs de fonds. C’est un puissant outil de simulation et
d’approche marketing.
La qualité du SIG est dépendante de la qualité de la carte de base et des données enquêtées, d’où la nécessité de partir des données de bonne qualité et de procéder à des mises à jour
Les outils de gestion urbaine peuvent se
classer en deux catégories :
a.
Outils de planification et programmation pour (i) la
planification de la croissance spatiale, (ii) la programmation des
infrastructures et équipements, (iii) la planification du développement
socio-économique ;
b.
Outils d’aide à la décision municipale pour (i)
l’amélioration des capacités techniques et financières, (ii) l’amélioration de
la programmation des actions de développement, (iii) l’aide à la prise de
décision pour le développement harmonieux.
Est-ce que tous les plans de développement
actuels sont des instruments de gestion urbaine adéquats ? En effet, parfois certains plans ne
programment pas les ressources nécessaires pour leur mise en œuvre. Il s’impose
donc à une municipalité de bien mettre les instruments/outils de planification
et de programmation en accord avec leurs moyens et leurs compétences.
La stratégie de la gestion urbaine doit
être un choix raisonné car dans la gestion de la ville la priorité première est
l’entretien du capital existant, à défaut de quoi, on perd des sommes
importantes pour des réhabilitations fréquentes.
Un outil de gestion urbaine ne peut être
efficace que si les données sont régulièrement mis à jour. Une municipalité
doit disposer d’une structure locale s’occupant de la gestion et de la mise à
jour régulière des plans de développement. Les programmes locaux, régionaux ou
nationaux doivent s’intégrer aux outils de planification, de programmation en
vue d’une mise en cohérence.
[1] Logiciels de cartographie (CAO) ou de dessin (DAO) assistés par ordinateur
[2] RFU : Registre Foncier Urbain,
[3] PPDI : Programme Pluriannuel de Développement et d’Investissement