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Xème SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL D'ADMINISTRATION DE L'OFPA (2001)



ALLOCUTION DU REPRESENTANT DE LA COOPERATION FRANÇAISE

Cotonou, mercredi 12 décembre 2001



Monsieur le Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Réforme Administrative,

Monsieur le Président du Conseil d'Administration de l'OFPA,

Monsieur le Secrétaire Permanent de l'OFPA,

Monsieur le Représentant du Programme des Nations Unies pour le Développement,

Messieurs les Administrateurs de l'OFPA,

Mesdames, Messieurs.

Nous participons aujourd'hui à la 10ème Session du Conseil d'Administration de l'Observatoire des Fonctions Publiques Africaines. Je suis heureux de célébrer avec vous cette date qui marque la création à l'initiative des Etats que vous représentez, de cet organe inter étatique dont l'objectif était d'appuyer la mise en œuvre nécessaire des réformes de l'Administration et de la Fonction Publique dans vos pays respectifs.

Je voudrais tout d'abord vous exprimer les regrets du Ministère des Affaires Etrangères de n'avoir pu, en cette période très chargée administrativement, vous le savez tous, de la fin de l'année, déléguer un représentant pour siéger à vos côtés au Conseil d'Administration qui s'ouvre aujourd'hui et le souhait de mon Administration, c'est qu'à l'avenir, cette réunion puisse être organisée plus tôt dans l'année, ce qui faciliterait notre participation.

Nous savons en effet que ce conseil annuel est d'une grande importance qui permet d'arrêter les décisions relatives au programme d'activités de l'Observatoire pour l'année à venir.

Je souhaite que cette absence ne soit pas ressentie comme la manifestation d'un moindre intérêt de notre pays envers un organisme dont nous sommes convaincus du rôle et de l'utilité dans le processus des réformes qui sont engagées dans tous vos Etats.

La France a apporté un soutien important à l'OFPA depuis sa création et elle continuera à le faire. A cet titre, ainsi que vous le savez, le Ministère des Affaires Etrangères a pris en charge les frais de déplacement ainsi que les perdiems des participants à la présente réunion.

Ainsi que cela a été annoncé au Secrétaire Permanent et conformément à la position que nous avions exposée depuis 1997 au cours des précédentes réunions, la subvention de fonctionnement de ce que nous attribuions à l'OFPA ne sera pas reconduite en 2002. Cela répond au souhait que nous avons maintes fois exprimé de voir les Etats membres de cette institution assumer leurs responsabilités dans son fonctionnement en permettant par le versement régulier de leurs contributions le financement de ses activités. Cela est loin d'être le cas aujourd'hui en dépit des décisions prises lors des précédents Conseils d'Administration et particulièrement lors de la conférence des Ministres de la Fonction Publique de Yaoundé en avril 2000, mettant l'Observatoire dans une situation financière plus difficile d'année en année. Il devra bien entendu être tenu compte de cette situation lors de l'établissement du budget de l'OFPA que vous allez examiner.

La subvention de fonctionnement de 2001, d'un montant de 550.000 FF soit 55 millions CFA sera versée effectivement dès le début de l'année 2002 sur des reports de crédits. La demande de son versement n'est en effet parvenue au Ministère des Affaires Etrangères qu'en octobre dernier. Bien qu'immédiatement traitée par les services concernés, elle n'a pu être versée en 2001 en raison des échéances comptables, la clôture de ce genre d'opération intervenant le 15 octobre.

En revanche, la France apportera pour le prochain exercice un soutien financier à l'organisation de trois séminaires régionaux, sur des crédits délégués par les services centraux du Ministère. Une enveloppe de 600.000 (60 millions CFA) a été programmée à cet effet.

J'ai bien conscience que cette aide ne représente qu'une partie des crédits nécessaires aux activités de l'Observatoire dont nous souhaitons vivement qu'elles soient renforcées dans les années à venir. Aussi voudrais-je engager l'administration de l'OFPA avec votre soutien à rechercher avec davantage de succès, des financements auprès d'autres bailleurs de fonds et à développer des synergies avec d'autres organes comme l'African Capacity Building, le CAFRAD de Tanger ou la Commission Economique pour l'Afrique d'Addis Abéba.

J'ajoute que dans le cadre d'un Programme FSP mobilisateur " Rénovation des actions de coopération administrative " de nouveaux produits d'expertise seront expérimentés.

Ces produits concernent cinq thèmes :

- L'amélioration du travail gouvernemental,

- La déconcentration administrative,

- La déontologie dans la fonction publique,

- Le dialogue social,

- Enfin le service rendu à l'usager.

L'OFPA pourrait être un partenaire privilégié dans la mise en œuvre de ce projet triannuel qui combinera pour chaque action, des échanges régionaux, des formations, des produits méthodologiques et des mesures de changement (indicateurs).

Je vous rappelle également qu'à compter du 1er janvier 2002, L'IIAP sera intégré dans l'Ecole Nationale d'Administration. Une direction des relations internationales sera en charge des actions précédemment conduites par l'IIAP. Les cycles longs et courts de formation de l'IIAP seront maintenus en 2002.

L'ensemble de ces propositions, je le souhaite, vous convaincront que la France ne souhaite pas adopter une position de retrait vis à vis de l'OFPA mais entend au contraire contribuer à renforcer les activités de celui-ci en soutien des processus de réformes des Fonctions Publiques.

La IVème Conférence des Ministres de la Fonction Publique est prévue en mars 2002, conformément aux dispositions statuaires. Je vous rappelle qu'à cette occasion, les frais engagés pour la participation de chaque délégation ministérielle sont à la charge du Pays qu'elle représente.

La Conférence aura certainement à se pencher sur l'avenir de l'OFPA et si nécessaire sur le Plan Intérimaire de Redressement et de Restructuration proposé par le Secrétaire Permanent que vous devrez examiner pendant votre Conseil, si celui-ci prévoyait des modifications statuaires qui relèvent de la seule compétence des Ministres.

Enfin, je vous informe également qu'en raison de la disparition du service national en France, Monsieur LALANNE, CNS affecté à l'OFPA ne sera pas remplacé à l'issu de son contrat en cours.

Vous l'avez compris, nous sommes tous attachés à ce que l'OFPA poursuive et amplifie sa mission dont nous mesurons l'importance dans les processus de réforme en cours. Il ne pourra le faire que si tous les Etats membres respectent leurs engagements notamment financiers à son égard. La France a la ferme volonté d'accompagner l'Observatoire dans cette évolution en apportant son concours financier et son expertise aux activités de formations programmées.

C'est sur cette évolution que vont porter vos travaux pendant le présent Conseil.

Je souhaite donc qu'ils aboutissent et permettent à l'OFPA de conserver son rôle auprès des Etats que vous représentez.

Je vous remercie.


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